Amour et haine

AMOUR ET HAINE

Si l’on commence à haïr la chose aimée, de sorte que l’amour soit complètement anéanti, on éprouvera pour elle, à motif égal, une haine plus grande que si on ne l’avait jamais aimée, et d’autant plus grande que notre amour aura été plus grand.
L’Ethique (1677) de Baruch Spinoza

Aimer et haïr l’autre en même temps, se haïr d’aimer l’autre, s’aimer de haïr l’autre,  aimer un autre qui me hait et vice-versa, …

La cohabitation de ces deux notions dans une relation semble souvent la renforcer, chasser la routine. A quel prix ?
Consentir à ce que la haine fasse partie de la relation et pouvoir rester en amour ? C’est à dire accepter l’ambivalence des sentiments, le dialogue entre nos opposés en nous.
Ou être addict à un courant alternatif amour-haine où aucun des deux pôles n’est vraiment atteint ni satisfaisant ?

Que fais-je pour être aimé ? Pour être haï ? Comment est-ce que j’aime être aimé ? Haï ? Comment est-ce que je sabote un courant continu (plus ou moins) aimant en courant alternatif amour-haine ? Dans mes relations, la haine construit-elle ou détruit-elle la relation ?

Cette complexité s’origine souvent dans nos rapports infantiles aux premiers êtres aimés, souvent nos parents. Mais aussi nos sœurs et frères, grands-parents, professeurs, amis, …