Poser, opposer, imposer

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Comment j’ose ma voie dans le monde

Entendre sa propre voie, sentir « je », « je suis … », « j’ai plaisir à être » et surtout « j’ai plaisir à être qui je suis » est un chemin individuel et sinueux.

L’ardeur qui anime le sujet dans la quête de lui-même l’appelle aussi à aller « vers l’autre ». Oser sa voix. Comme l’écrit Anne Fraisse dans l’ouvrage « L’Analyse Psycho-Organique. Les voies corporelles d’une psychanalyse » :

« l’expérience de sa propre force, du plaisir de s’affirmer, faire pour soi-même et contre l’autre. […] Ce n’est pas seulement l’expérience de la force pour soi-même ; elle l’est aussi contre l’autre, force au service du droit à se défendre en cas d’attaque, mais surtout expérience de lutter, de se battre, de gagner, voire de détruire. […] Pour sentir sa force, l’homme a besoin de s’opposer, pour se différencier, il a besoin d’une limite. En effet si je ferme le poing et frappe dans le vide, je ne sens pas la force du mouvement, mais si ce mouvement est canalisé vers un matelas, la force peut alors s’exprimer, se déployer. »

Pour cette rencontre, je vous proposais quelques questions. Comment est-ce que je pose mes choix face à l’autre ? Dans quelles situations me suis-je opposé à l’autre pour « m’appuyer sur sa résistance » comme un enfant sent sa force au contact de celle de son père ? Ai-je parfois la sensation d’imposer ma voie, de chercher à écraser la voie/voix de l’autre ? Est-ce que je m’impose à moi-même la voie d’un autre ? Comment mes audaces d’enfant ou d’adolescent(e) ont-elles été accueillies par ma famille, parents, frères, sœurs ?